Stéphane Pariente
Fondateur de FinanceMode. Ici en conférence aux Anges de la Mode, le 10 juin 2014.

Une question posée à dix-sept ans
Comment permettre aux créateurs de rester créateurs, et de rester indépendants, alors que ceux qui ont le plus besoin d'une structure juridique et financière sont ceux qui peuvent le moins se l'offrir ?
Stéphane Pariente se pose cette question depuis quarante ans. Il lui en a fallu vingt pour trouver la réponse, FinanceMode, et vingt de plus pour la perfectionner. Pour y répondre, il a choisi d'apprendre tout ce qu'un créateur ne peut pas apprendre seul : le droit, la comptabilité, la finance, la fiscalité. Moitié créatif, moitié analytique, il a construit sa vie pour devenir le pont entre ceux qui créent et la structure dont ils ont besoin.
Quarante ans au service des créateurs
- 1985À dix-sept ans, la question naît : comment protéger ceux qui créent la beauté, et leur permettre de vivre de leur création en restant libres ?
- 1990Des études de droit pour devenir avocat, et d'expertise comptable, menées de front avec le management. Un triple cursus choisi pour une seule raison : trouver les solutions qui permettent aux créatifs indépendants de le rester.
- 1991Auditeur chez KPMG, pendant quatre ans. Pendant son service national, auditeur à la Cour des comptes du Sénégal. Puis la finance : les sociétés financières Interbail, une banque d'affaires immobilière.
- 1995Il cofonde la marque de bijoux et d'accessoires Delphine Pariente, dont il est le directeur financier jusqu'en 2004. Des centaines de points de vente, du Bon Marché à Colette, du Japon aux États-Unis. Il vit de l'intérieur le problème qu'il cherche à résoudre.
- 1997Pour sa propre marque, il monte le premier dossier de financement d'un créateur de mode par la Coface, l'assurance publique qui finance la prospection à l'export. Trente ans plus tard, la logique n'a pas changé : faire financer la création par les dispositifs publics.
- 2005Adjoint du directeur financier d'Alliance Designers, troisième groupe français du luxe (Francesco Smalto, Christian Lacroix). Le constat : seuls les grands groupes peuvent s'offrir un grand directeur financier. La même année, il ouvre à Paris le Corner des Créateurs, boutique de créateurs indépendants.
- 2006En mars, après vingt ans de recherche, la réponse arrive d'un coup, sous la douche. En juin, il crée FinanceMode : le premier cabinet à faire obtenir le crédit d'impôt collection, ou crédit d'impôt recherche textile, aux créateurs. Le dispositif n'était pas utilisé ; il va au ministère de la Recherche pour le comprendre.
- 2011Il fonde les Anges de la Mode : ventes privées et événements pour les créateurs indépendants. Il y présente aussi ses propres créations, sous la marque Toile de Joie.
- 2012« Le livre de chevet du créateur de mode », puis en 2014 « L'entrepreneur de mode », le guide de l'expert-comptable et du conseil juridique des maisons de mode.
- 2013Il imagine un Christmas Market réservé aux créateurs de mode indépendants : une centaine de marques réunies sur 2 000 m², pour les présenter au grand public.
- 2016Il décide de rendre ses méthodes publiques : qu'elles soient copiées, utilisées, diffusées dans toute la filière. Une seule vie ne suffit pas pour accompagner tous les créateurs.









« Seuls les grands groupes peuvent s'offrir un grand directeur financier. J'ai créé FinanceMode pour réparer cette injustice. »
Dans la presse, dès 2012
- Fashion Daily News, décembre 2012. Tribune : « Accompagner les créateurs, c'est sauver notre patrimoine. » Reprise par la Maison méditerranéenne des métiers de la mode.
- FinanceMode et AXA. Une assurance conçue pour les créateurs de mode indépendants : collections, ateliers, showrooms, défilés.